Activité 7

Camarades travailleurs

Chers invités en vos grades et qualités

 

Au nom du Comité Central du Parti communiste Révolutionnaire de Côte d’Ivoire, (PCRCI), je salue et remercie sincèrement la direction de la Confédération Générale des Travailleurs de Côte d’Ivoire (CGTCI) qui chaque année nous invite à la fête du 1er mai, nous permettant ainsi de nous adresser aux travailleurs.

Je vous salue toutes et tous, chers invités ; je salue particulièrement les paysans de l’Union Syndicale des Paysans de Côte d’Ivoire (USYPACI).

 

Camarades,

 

Le PCRCI, parti de la classe ouvrière, des travailleurs et des opprimés, est heureux de s’adresser à vous ce 1er mai 2017, journée internationale des travailleurs. Cette fête commémorative est célébrée partout dans le monde, à l’exception des Etats Unis, 1ère puissance impérialiste mondiale, où la répression criminelle des ouvriers de Chicago le 1er mai 1886 est à l’origine de cette journée. Souvenez-vous toujours que la fête du 1er Mai est une commémoration des crimes du capitalisme contre la classe ouvrière.

 

Malgré ces crimes de la bourgeoisie contre les ouvriers en 1886, les luttes du prolétariat international n’ont pas baissé. Au contraire, elles se sont développées jusqu’à la conquête du pouvoir prolétarien dans plusieurs pays du monde. Elles ont permis dans les pays capitalistes d’obtenir d’importants acquis sociaux pour la classe ouvrière et les masses populaires : droits d’association, journée de 8 heures, congés payés, etc. Mais, il reste encore beaucoup de combats à mener pour l’affranchissement total des travailleurs de l’exploitation capitaliste. Il reste en particulier à la classe ouvrière la reconquête du pouvoir politique dans les pays où elle l’a perdu et dans les autres pays capitalistes et néocoloniaux, car seul le pouvoir du prolétariat peut libérer définitivement le travailleur de l’exploitation, de la servitude et de l’humiliation.

 

Aujourd’hui, dans le monde, dominé par le système capitaliste impérialiste, la période prolongée de faible croissance économique et l’accroissement de l’instabilité politique mettent clairement en évidence les contradictions du dit système. Tout en étant affaibli par les crises générales et périodiques, le système capitaliste impérialiste reste fort. Si le prolétariat et les peuples de tous les pays ne s’unissent pas et s’ils ne s’organisent pas pour le combattre et le renverser, ce système caduc perdurera, en maintenant son caractère exploiteur et oppresseur, alors même que les bases sur lesquelles il repose sont pourries et que les contradictions qui le traversent s’aiguisent.

 

Les attaques contre la classe ouvrière internationale et les peuples opprimés s’intensifient partout :

 

Nous observons une offensive tout azimut de la bourgeoisie contre la classe ouvrière et les masses travailleuses pour leur faire payer les conséquences et les graves difficultés économiques. Les capitalistes et leurs gouvernements intensifient l’exploitation, attaquent les organisations des travailleurs, détruisent leurs droits démocratiques, criminalisent et réduisent la protection sociale et répriment les combattants du prolétariat.

 

Nous observons une campagne idéologique de la bourgeoisie qui développent le chauvinisme, le racisme, la haine vis-à-vis des migrants, le fanatisme religieux pour diviser les travailleurs et les peuples et renforcer ainsi la domination du capital.

Nous observions une crise profonde des pouvoirs réformistes, dont les partis perdent un grand nombre d’adhérents et d’électeurs, alors que les partis de droite et d’extrême droite attirent les couches appauvries et déçues, à travers la démagogie sociale et un pseudo patriotisme.

Aujourd’hui, plus que jamais, nous devons renforcer et développer la solidarité internationaliste pour lutter sans trêve contre les gouvernements bourgeois, gagner et unir le prolétariat et les masses opprimées de tous les pays dans l’objectif de renverser notre ennemi commun: l’impérialisme.

 

Camarades,

 

En Côte d’Ivoire quelle est la situation des travailleurs ?

Sous le signe de la déréglementation générale, à savoir le remplacement des lois qui protègent les travailleurs par des lois qui renforcent l’exploitation et l’oppression de ceux-ci, le pouvoir Ouattara livre sans scrupule les travailleurs les mains liées au patronat. Les contrats à durée déterminée (CDD) sont monnaie courante pour tous les demandeurs d’emplois nouveaux. Ces travailleurs, sans droits, sans protection sociale, sans garantie d’emploi sont à la merci du patronat avec la bénédiction du gouvernement qui lui aussi fait travailler des instituteurs, de jeunes professeurs pendant un, deux, trois ans, sans soldes.

 

Dans le privé, l’Etat proclame avoir fixé le SMIG à 60.000 CFA. Mais ce SMIG qui ne peut même pas payer le loyer mensuel du travailleur, n’est pas honoré par beaucoup de patrons. Même des structures d’Etat qui ont des contrats de concession et qui sont grâcement rémunérées par les fonds publics, ne paient pas ce SMIG ; c’est le cas dans les nombreuses sociétés d’entretien des rues où les travailleurs bravent la pluie et le soleil pour recevoir des miettes qui ne sont d’ailleurs pas régulièrement payées.

 

Les fonctionnaires depuis 2016 sont en mouvement pour se faire payer des arriérés de salaires, pour le respect des droits syndicaux et pour le retrait de l’ordonnance sur les retraites. Mais le gouvernement qui a donné des gages au FMI pour réduire le volume des salaires, refuse de payer ces stocks d’arriérés. Ils ont alors engagé en janvier 2017, des grèves dans tous les services de la fonction publique pendant trois semaines pour contraindre le pouvoir Ouattara à s’exécuter et à satisfaire à leurs revendications légitimes. Ils ont dans une lutte unitaire, obligé, le pouvoir à la négociation. Du jamais vu en Côte d’Ivoire ! BRAVO LES FONCTIONNAIRES !

 

Les paysans, producteurs de café et cacao de leur côté, ont bloqué en décembre 2016 et janvier 2017, les ports de Côte d’Ivoire pour protester contre le non paiement de leur production. Ils ont fait trembler le Conseil Café cacao, instrument de vols des fruits de leur travail. Mais le pouvoir Ouattara se moque éperdument de leurs problèmes. Il n’a aucune solution pour ces stocks importants de livraisons non payées sur la base de 1100 CFA par kg. Pendant ce temps il change les prix qui sont passés de 1 100 Cfa le kg de cacao à 700 Cfa. Si vous paysans n’engagez pas des luttes fermes, les acheteurs véreux en complicité avec ce pouvoir, organiserons le brouhaha au tour de ces stocks de créances non payées.

 

Camarades,

 

Ouvriers, fonctionnaires, paysans, autre travailleurs, comme vous pouvez le constater les combats pour vos droits, pour la satisfaction de vos revendications, ne sont pas terminés. Le pouvoir Ouattara use de ruses et des menaces contre vos chefs et vos syndicats. Il déclare que la situation sociale de misère que vous vivez est une vue de l’esprit. Il vous déclare heureux ! Quelle forfaiture ! Quel mépris, quelle moquerie !

Le combat solidaire de tous les corps de fonctionnaires a fait reculer le pouvoir sur certains points comme l’ordonnance de 2012 sur la retraite, dont l’objectif inavoué était d’accélérer la mort des retraités. Le mouvement unitaire des paysans a mis à nu les mensonges du gouvernement sur la gestion de cette filière.

Il faut continuer, encore continuer à vous mobilisez, à engager fermement la lutte dans l’unité d’actions. Le pouvoir veut enchaîner les travailleurs par des trêves sociales comme si les hauts bourgeois et le patronat pouvaient arrêter d’exploiter les travailleurs. Les travailleurs doivent dire non fermement, dans l’unité d’actions! Et je suis convaincu que vous direz non les jours à venir.

 

Camarades,

La lutte pour la satisfaction des revendications matérielles est indissociable de la lutte pour les libertés et de la lutte pour le pouvoir politique. Car sans liberté, le travailleur ne peut avoir ni syndicat, ni droit de grèves. Sans votre pouvoir, ouvriers, paysans, autres travailleurs, vous serez toujours à la merci des pouvoirs de hauts bourgeois au service des impérialistes en particulier de l’impérialisme français.

 

Le Parti Communiste Révolutionnaire de Côte d’Ivoire, ne cesse de vous dire que la Côte d’Ivoire va mal, très mal. Le pourvoir Ouattara ne dit pas autre chose quand pour contrer la colère de ses fans affamés, déboussolés, il met en place des fonds de solidarité, envoie des chefs religieux pour les calmer. Il n’a aucune solution viable pour vous masses populaires. Alors, il nous faut sortir de cet engrenage, de cette voie sombre pour nous. Alors, tout en intensifiant vos luttes sociales, il vous faut vous engager fermement, immédiatement dans la lutte pour votre propre pouvoir, seul à même d’ouvrir les horizons d’une Côte d’Ivoire débarrassée de la tutelle française et des hauts bourgeois à son service, d’une Côte d’Ivoire maitresse de son destin, d’une Côte d’Ivoire émancipée.

 

VIVE LE 1er MAI 2017

VIVE LE COMBAT DES OUVRIERS, DES PAYSANS ET DES AUTRES TRAVAILLEUS

POUR LE PCRCI

ACHY EKISSI

Secrétaire Général

 

 

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Le PCRCI vous appelle à la mobilisation générale pour l’unité de luttes contre le patronat et le pouvoir Ouattara

 

 

Parti Communiste Révolutionnaire de Côte D’Ivoire