Activité 2

 

CONGRES ET REUNIONS

Appel du 4ème congrès ordinaire

 

Aux Ouvriers, aux Paysans, aux Artisans, à tous les Travailleurs, à la Jeunesse, à tous les Démocrates,

 

Aux Peuples de Côte d'Ivoire.

 

 

La fin officielle de la guerre réactionnaire déclenchée le 19 septembre 2002 a été déclarée suite à l’élection dite de sortie de crise. Cette élection préparée six années durant a plongé le pays dans une autre guerre réactionnaire ‘officiellement dénommée « crise postélectorale » dont l’épilogue a vu l’intervention directe de l’armée française et de l’Opération des Nations –Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI). Cet épisode de la guerre réactionnaire a occasionné des dégâts énormes. Au bas mot, 3000 morts ont été dénombrés sans comptés les disparus, les handicapés à vie et les dégâts matériels.

 

Nous qualifions cette guerre de réactionnaire dans la mesure où son objet était de départager les clans de hauts bourgeois en lutte pour la conquête du pouvoir politique et non la résolution des problèmes fondamentaux des travailleurs et du peuple ivoirien. En effet, cette guerre n’a pas permis :

 

- de régler la question de la domination impérialiste, notamment française sur notre pays, ni la question du nécessaire démantèlement de la base militaire française installée sur le territoire ivoirien bien au contraire des accords de défense aux clauses secrètes viennent d’être à nouveau signés entre le gouvernement ivoirien et le gouvernement français ;

 

-de réunir les conditions d’un développement ultérieur à l’instar de ce qui s’est passé en Chine en 1949 ou au Vietnam en 1975 où les peuples chinois et vietnamien ont mené et gagné ce qu’il est convenu d’appeler des guerres révolutionnaires ; ces deux peuples font partie depuis lors des peuples qui décident pour eux-mêmes et pour l’ensemble de l’humanité ;

 

L’expérience vécue depuis 52 ans d’indépendance formelle, surtout ces dernières années ont davantage conforté le Parti Communiste Révolutionnaire de Côte d’Ivoire dans sa conviction que le salut de notre pays ne se trouve pas dans des combats politiques dont le seul but est de permettre aux fractions de la bourgeoisie de prendre possession de l’appareil d’Etat pour perpétuer les conditions du pillage des ressources du pays par les puissances étrangères. Observez le comportement des partis tels que ceux de la coalition des héritiers d’Houphouët-Boigny ou du Front Populaire Ivoirien (FPI) ; vous vous apercevrez que ces partis luttent pour des intérêts qui sont éloignés de ceux des peuples. Il n’est pas nécessaire de remonter loin dans l’histoire pour comprendre le fondement de cette affirmation ; des exemples récents sont en effet parlants. Le gouvernement Ouattara/Ahoussou Kouadio a programmé des mesures dont l’objectif final est la privatisation de l’université publique dans un pays où un habitant sur deux vit dans la pauvreté absolue.

 

L’indépendance formelle de 1960 n’a pas encore ouvert la voie à l’instruction de la majorité des enfants de ce pays. L’instruction, de surcroît, dispensée dans une langue étrangère, en l’occurrence la langue française que plus de 70% de la population ne comprend pas du tout ou ne maîtrise pas n’offre pas la possibilité aux peuples de Côte d’Ivoire d’accéder à la science ferment de tout développement. Les impérialistes français imposent leur langue et inoculent minutieusement le mépris des langues ivoiriennes aux hauts-bourgeois complexés qui font partie des bataillons de défense de la langue française à travers le monde. L’histoire montre pourtant que les peuples développés se sont appuyés sur leur langue pour atteindre les résultats observables aujourd’hui. Alors, pourquoi la Côte d’Ivoire ne se battrait-elle pas pour s’ouvrir la voie du développement en instruisant ses citoyens et ses enfants dans les langues ivoiriennes ?

 

Un pays où l’instruction et la recherche scientifique ne font pas partie des priorités est condamné à végéter dans le sous-développement. Il nous faut transformer la réalité actuelle, celle qui contraint les peuples de Côte d’Ivoire à vivre sous le diktat de l’impérialisme français et de ses alliés ivoiriens dans les domaines politique, militaire, culturel et économique.

 

Dans la situation de dépendance actuelle, avec ce système néocolonial en vigueur, il n’est pas possible de trouver des solutions durables aux difficultés :

 

-des travailleurs salariés qui sont exposés aux pires conditions de travail, aux licenciements et au déni des libertés syndicales, de grève et à la menace d’une nouvelle trêve sociale ;

 

-des paysans dont les prix de vente des produits ne couvrent pas les dépenses qu’ils engagent et qui sont donc toujours endettés ;

 

-des artisans dont l’inventivité et les compétences ne sont pas reconnues ;

 

-des jeunes qui ont de moins en moins de possibilités d’accès à l’instruction, la formation et l’emploi

 

-des populations en général soumises à l’insécurité, la cherté de la vie, qui ne peuvent se nourrir convenablement ni accéder aux soins de santé primaire.

 

Pour résoudre ces questions évoquées, la seule solution est d’amplifier la lutte pour le pouvoir aux travailleurs et aux peuples. C’est à cette lutte qu’appelle le 4ème congrès ordinaire du Parti Communiste Révolutionnaire de Côte d’Ivoire. Il nous faut nous battre pour un tel pouvoir dès aujourd’hui. Le pouvoir Ouattara fait des promesses mielleuses ; il veut faire de la Côte d’Ivoire un pays émergent et il prive la majorité des enfants de l’instruction universitaire. Or il n’existe pas de pays émergents composés essentiellement de peuples analphabètes ou ne maîtrisant pas la science et la technologie. Il parle d’un nouveau miracle pour la Côte d’Ivoire. Après Houphouët-Boigny le peuple ivoirien doit se méfier du mot miracle. Le secret du « miracle » du pouvoir d’Houphouët-Boigny reposait sur une production dont la technologie était exclusivement détenue par la France. Nous en sommes au même point aujourd’hui avec Ouattara qui veut faire le « nouveau miracle » avec l’argent et le cerveau des autres. Avec Ouattara, on peut affirmer qu’il n’y a rien de nouveau sous le soleil.

 

L'alternative révolutionnaire est aujourd'hui la seule voie à suivre, celle qui vous permet, Ouvriers, Paysans, Artisans, Travailleurs, Jeunes, Démocrates, Peuples de Côte d'Ivoire, de vous convaincre qu'il n'existe pas de sauveur suprême. La vraie solution pour sortir de la misère et des crises à répétitions est de vous organiser, de créer des comités de lutte en d'autres termes des soviets, de faire preuve d'héroïsme dans la lutte pour réunir les conditions de la révolution nationale démocratique populaire anti-impérialiste qui s’appuiera sur votre mobilisation effective, sur vos initiatives afin d’instaurer un gouvernement capable de mettre fin à vos souffrances, de rompre avec la présence des armées étrangères sur le sol national en particulier l’armée française.

 

Travailleurs et Peuples de Côte d’Ivoire, en faisant preuve d’héroïsme dans vos combats la victoire de la Révolution Nationale Démocratique Populaire Anti-impérialiste synonyme de votre propre pouvoir qui érigera une République Démocratique Indépendante Moderne n’est pas loin

 

•A bas l'impérialisme français !

 

•En avant pour la révolution nationale démocratique populaire anti-impérialiste pour le pouvoir aux travailleurs et aux peuples !

 

•Vive le Parti Communiste Révolutionnaire de Côte d'Ivoire !

 

 

Abidjan, le 1er septembre 2012

Le quatrième Congrès Ordinaire

 

 

 

Parti Communiste Révolutionnaire de Côte D’Ivoire