Communiqué 14

Crise universitaire

 

Conférence de presse du 13 janvier 2015

Positions du PCRCI sur la situation internationale et nationale actuelle

 

 

 

 

Déclaration liminaire

 

Mesdames et messieurs les journalistes,

Chers camarades membres du Comité Central du PCRCI

Chers camarades militants

Mesdames et messieurs

 

Je vous salue toutes et tous chaleureusement et vous remercie du fond du cœur pour avoir répondu présent à cette conférence de presse, qui sera l’occasion de partager avec vous nos points de vue sur la situation nationale et internationale.

Mais auparavant, permettez, mesdames et messieurs, qu’au nom du Comité Central du PCRCI et en mon nom personnel, en ce début de l’année 2015, je formule pour chacune et chacun, les vœux de bonne santé, de paix dans les familles respectives. Je formule à l’endroit des peuples de Côte d’Ivoire une année de progrès social, une année de ferme détermination dans la lutte pour une nation indépendante, démocratique, prospère et moderne. En effet, 2014 nous a montré que seules les luttes des masses populaires peuvent changer le cours des choses dans les pays où sévissent des régimes liberticides.

Après ces vœux de nouvel an, permettez-moi, mesdames et messieurs les journalistes, chers camarades, d’exprimer au nom de mon parti, le Parti Communiste Révolutionnaire de Côte d’Ivoire, ma vive condamnation des récents attentats terroristes en France qui ont fait de nombreuses victimes au sein de l’équipe de rédaction du journal Charlie Hebdo ainsi que dans un supermarché de Paris. Je voudrais dire tout notre soutient aux familles des personnes décédées, souhaiter un prompt rétablissement aux blessés et transmettre l’expression de notre compassion au peuple français.

 

 

Mesdames et messieurs

 

Ce qui se passe dans le monde a une très grande influence sur la Côte d’Ivoire, notre pays. Aussi, avant de parler de ce qui se passe chez nous, il est important de se pencher sur le contexte international actuel.

Nous pouvons dire que la crise économique qui tenaille le système impérialiste mondial depuis 2008 continue malgré les nombreuses déclarations optimistes des politologues bourgeois sur l’avenir. Cette crise continue de ravager les entreprises et les emplois. Elle s’accompagne de l’aiguisement des contradictions entre les pays impérialistes européens et américains pour le repartage des sphères d’influences, d’implantation de bases militaires, l’accès aux sources de matières premières. Cette compétition s’accompagne de guerres locales comme actuellement au Moyen-Orient (Guerres en Syrie, en Irak), en Europe (Ukraine), en Afrique (Centrafrique, République Démocratique du Congo, etc.). Les USA, tête de pont de l’impérialisme international, dirigent globalement les opérations. Ils laissent aux européens, au français en particulier leur pré carré. Ils soutiennent sans condition Israël dans sa politique agressive contre le peuple palestinien.

La crise est accompagnée aussi, depuis quelques années du développement du phénomène des mouvements dits djihadistes, un courant terroriste mondial. Ces mouvements se renforcent au Moyen et Proche-Orient (Afghanistan, Irak, Syrie, Yémen, Arabie Saoudite), en Afrique (Lybie, Nigeria, Somalie et Mali). Ils attaquent des cibles (personnes, groupes de personnes, des sites) en Europe. Les grands moyens de par le monde mis en œuvre par les puissances impérialistes pour les contrer semblent inefficaces. Ces mouvements ont des appuis dans les émirats arabes alliés inconditionnels des puissances impérialistes en particulier des. USA. Ils bénéficient du soutient des impérialistes pour contrer les pouvoirs « non dociles » (Syrie, Lybie, etc.), les mouvements révolutionnaires. Ils s’arment grâce aux marchands d’armes qui ont pion sur rue dans les métropoles impérialistes.

 

Mesdames et messieurs

 

La crise du capitalisme international pousse aussi les travailleurs et les peuples du monde à de plus gros efforts de luttes contre les gouvernements des pays impérialistes ainsi que contre l’impérialisme et les pouvoirs néocoloniaux dans les pays dominés. Par endroits, des insurrections triomphent, comme en Tunisie, en Egypte en 2011-2012, au Burkina en octobre 2014. Nous disons bravo au peuple frère du Burkina qui a pu déclencher une insurrection populaire, la mener avec courage et engagement sans failles, jusqu’au bout, c'est-à-dire, jusqu’à l’objectif immédiat, la chute du pouvoir de Blaise Compaoré. Nous soutenons ce peuple frère dans sa lutte pour dessoucher le pouvoir néocolonial dans ce pays.

Ce serviteur zélé de l’impérialisme français, voulait se maintenir au pouvoir après 27 ans de règne et de prédation. Pour ce faire, il avait entrepris de réaliser un parjure en modifiant la constitution pour s’assurer un pouvoir à vie. A ce projet inacceptable, le peuple burkinabè a opposé un refus catégorique. Le mot d’ordre de « non à la modification de la constitution » signifiait quant au fond, le rejet total du pouvoir du prédateur. Ce mot d’ordre a mobilisé toutes les couches populaires de la société en particulier la jeunesse. Après plusieurs manifestations de rue, en particulier après celles du mardi 28 octobre 2014 de désobéissance civile, le peuple a déclenché une insurrection populaire le jeudi 30 octobre 2014 qui a réussi à faire tomber le pouvoir de Blaise Compaoré. Une fois le dictateur déchu, la résolution de la question du pouvoir nouveau, était l’élément fondamental du processus. Un pouvoir issu de l’insurrection ou un pouvoir de ‘’consensus’’ des insurgés et des cibles de la révolution ? Telles étaient les deux voies. A l’observation le ‘’consensus’’ a triomphé. Les masses populaires insurgées ont lâché du lest. Des cibles de la révolution (dirigeants de la garde présidentielle de Blaise Compaoré, fonctionnaires de l’ancien régime propulsés par l’impérialisme français) ont récupérer le pouvoir, en laissant la portion congrue aux représentants des insurgés, notamment au parlement. Le consensus était la solution que tous les réactionnaires de par le monde (chefs d’Etat de la CEDEAO, de l’UA, les puissances impérialistes en particulier l’impérialisme français) souhaitaient vivement. Le ‘’consensus’’ triompha au grand dam des révolutionnaires. Le nouveau pouvoir organisa avec le soutien actif du gouvernement français, la fuite de Blaise Compaoré vers la Côte d’Ivoire où il est accueilli dans la ferveur par Alassane Ouattara. Un serviteur de l’impérialisme français rend ainsi service à un autre. Ce qui nous interpelle est l’asile du dictateur dans notre pays. La Côte d’Ivoire peut servir de refuge à des personnes menacées pour leurs idées ou menacées par la guerre ou des catastrophes naturelles. Mais elle ne peut donner l’asile à des dictateurs, des criminels. En plus, nous estimons que la présence de Blaise Compaoré en Côte d’Ivoire pays frontalier du Burkina Faso est de nature à maintenir en confiance les nostalgiques de son régime et fait peser une menace sérieuse sur la révolution en cours dans ce pays voisin. Blaise Compaoré doit être renvoyé immédiatement dans son pays pour faire face à la justice. Nous appelons tous les démocrates, les peuples à dénoncer cette présence en Côte d’Ivoire et exiger son extradition vers son pays d’origine ou à tout le moins, il doit être exiger du gouvernement ivoirien de demander à Compaoré de poursuivre son chemin.

 

Mesdames et messieurs

 

Les peuples burkinabé ont perdu une bataille, mais, ils n’ont pas perdu la guerre. Le cours des évènements nous donnent de l’espoir. En effet, l’insurrection populaire a laissé des traces, a tracé des sillons utiles pour l’avenir du processus révolutionnaire dans ce pays : la conscience qu’il faut à tout moment, sur toutes les questions, faire valoir la voix du peuple, la conscience qu’il faut avancer vers le contrôle populaire. Désormais plus rien ne sera comme avant au Burkina Faso. Le peuple veille au grain. Tout indique que le ‘’consensus’’ ne va pas durer longtemps.

On peut retenir que l’histoire avance parfois par bonds, que la nature des pouvoirs africains (anti-démocratiques, liberticides, violeurs des droits élémentaires, répressifs, etc.), poussent les masses populaires vers la révolte; nos sociétés sont ainsi grosses de révolution.

Nous soutenons toutes les nations et les peuples qui se dressent contre l’impérialisme et les dictatures. Nous sommes solidaires des luttes dans ces pays pour le pouvoir des peuples.

 

Mesdames et messieurs

 

Je vous invite dès à présent à aborder la situation nationale actuelle dans notre pays, la Côte d’Ivoire. Le discours du gouvernement Ouattara laisse penser que nous baignons dans le bonheur. Le bilan qui est brandi comporte les éléments suivants : une croissance économique entre 9 et 10% ; un recul de la misère en ville comme à la campagne ; La création de plus d’un million d’emplois avec la perspective du plein emploi en 2015 etc. La Côte d’Ivoire avancerait donc inexorablement vers l’émergence. C’est pour l’essentiel le contenu de l’adresse à la nation du 31 décembre 2014 du président de la république. Certes il y a des ponts et des routes construites, des entreprises installées ; des hôpitaux et des universités ont été rénovés ; beaucoup de projets de reconstruction post crise sont encours. Je laisse de côté les questions se rapportant à l’utilité des infrastructures réalisées, à leur qualité et esthétique. Ces questions ne sont certes pas dépourvues de tout intérêt. Je préfère vous inviter directement à une réflexion sur les questions de fond. Au regard des immenses richesses humaines et matérielles de la Côte d’Ivoire, ces réalisations à crédit endettant de nombreuses générations et reposant principalement sur la capacité technique étrangère ne devraient pas être considérées comme des réalisations extraordinaires. Nous devrions plutôt nous poser la question de savoir pourquoi après plus de 50 ans d’indépendance, la réalisation de nos infrastructures de base nous exige l’importation massive de capitaux et de technologies. Dans le cas du pont Henri Konan Bédié par exemple, sur le financement global de 201 milliards de francs CFA, la contribution de la Côte d’Ivoire n’est que de 70 milliards FCFA. Pourquoi un montant si faible ? Que font les gouvernants des immenses recettes issues de nos nombreuses productions agricoles et minières, depuis plus de 50 ans ? Une autre question est celle de savoir pourquoi les investissements mettent si longtemps à influer positivement sur la situation sociale ? La cause de la situation catastrophique des ménages ne serait-elle pas due à la mauvaise gestion dans un environnement politique d’où sont absentes les libertés et les conditions d’exercice de la démocratie, environnement également marqué par la domination de pays puissants et impérialistes, en particulier la France ? Cette absence de souveraineté fait que par exemple, la multinationale française Bouygues a construit le pont HKB et en détermine le mode d’exploitation pour les trente (30) prochaines années. Une des conséquences de la détermination des conditions d’exploitation du pont par Bouygues est que la fluidité routière, un des premiers objectifs du projet est difficilement réalisable à cause du coût du péage. Un gouvernant libre de ses décisions par rapport à l’extérieur serait soucieux d’améliorer les conditions de vie de ses concitoyens laminés par la paupérisation et s’apercevrait aisément qu’un péage en pleine ville devrait être évité.

 

Mesdames et messieurs

 

A l’observation, notre pays comme les autres pays dominés sont confrontés aux effets de la crise du système capitaliste mondial : développement des rivalités inter impérialistes qui se manifestent par le renforcement de la présence militaire française en Côte d’Ivoire sous prétexte du danger djihadiste, persistance du chômage et de la misère. En Côte d’Ivoire, ces effets pervers sont accompagnés d’une gestion néocoloniale de l’Etat caractérisée par le bâillonnement des libertés, le déficit démocratique.

 

Le renforcement de la présence militaire française.

La question de la défense nationale est une question de souveraineté nationale. Aucun pays soucieux de son indépendance, aucun pouvoir soucieux de se prémunir contre les injonctions extérieures dans les choix politiques, économiques et culturels n’accepte de confier la défense de son territoire à un autre pays, encore moins à une puissance impérialiste. Nous avons tous en mémoire l’intervention de l’armée française en 2011 dans la crise post électorale. Depuis cette date, les forces armées étrangères sous la conduite de l’armée française sont confortablement installées et n’entendent pas partir. Mieux, le pouvoir Ouattara vient de renouveler l’accord de défense qui lie notre pays à la France. Ce nouvel accord est une reprise du premier accord de 1961, avec en prime l’utilisation de notre territoire pour des actions « de maintien de la paix » en Afrique et particulièrement dans la sous-région. Cinquante-cinq ans après le premier accord de défense, tout se passe comme si les dirigeants successifs de ce pays sont incapables de bâtir une armée nationale apte à défendre la nation au point où il faut encore demander le maintien du parapluie militaire français contre les djihadistes. Tant que nous serons protégés par l’armée française, nous seront soumis aux dictats de l’impérialisme français dans nos choix politiques, économiques et culturels.

L’état de notre armée est à déplorer à plus d’un titre. Les derniers soulèvements des militaires de rang est un signal fort. En examinant les revendications de ces militaires on note que ceux engagés régulièrement sont dans des conditions sociales inacceptables. Beaucoup de personnes issues de l’ex-rébellion qui portent la tenue militaire, portent des armes et agissent sur le terrain comme des militaires sont des supplétifs non encore engagés régulièrement dans l’armée. Non engagés, ils ne sont donc pas payés et se payent sur le terrain par les rackets. Ils constituent un réservoir pour la formation de milices privées politiques. C’est un véritable danger pour les libertés, et la démocratie. Chassés des grands axes ils sont refugiés dans les campagnes. C’est une source d’insécurité permanente que vivent les populations rurales.

Au total, nous dénonçons la présence des armées étrangères dans notre pays et exigeons leur départ en particulier le départ de l’armée française. Nous dénonçons la gestion chaotique du pouvoir Ouattara des forces armées. Nous appelons les peuples à exiger du gouvernement une sécurité acceptable sans laquelle on ne saurait parler de bien être social.

Persistance du chômage et de la misère

Le pouvoir Ouattara dit avoir créé vouloir créer un million d’emplois à fin 2014. Quelles améliorations le taux de chômage, notamment celui des jeunes a-t-il enregistré ? Tout le monde fait le constat que les jeunes sortis des grandes écoles et des universités restent au chômage des années et que leur nombre ne décroit pas. Les licenciés des entreprises détruites lors de la crise post électorale sont au village. Les déscolarisés en nombre croissant du fait du cout de la scolarité sont à la maison chez papa et maman ou s’adonnent à des activités malsaines.

Le niveau de vie, au sein des masses populaires, reste précaire. Le SMIG de 60 000 francs CFA, largement insuffisant, n’est pas appliqué dans beaucoup d’entreprises en particulier dans les PMI et PME. Dans l’agro-industrie, le SMAG n’a pas été valorisé. L’augmentation des salaires des fonctionnaires au début de l’année 2014 a fondu comme beurre au soleil face à l’inflation. En ville, dans les quartiers précaires, dans les bidonvilles, les destructions des habitations continuent sans que des solutions idoines soient prises par le pouvoir pour reloger les déguerpis.

A la campagne, la misère reste aussi grande, malgré l’augmentation relative des prix d’achat bord champs des produits comme le cacao, le coton, l’anacarde. La persistance de cette misère est due à la baisse de la production et à la cherté du cout de la vie. Le monde estudiantin connait aussi des difficultés sociales énormes.

Face à cette situation de misère, nous appelons les travailleurs des villes et des campagnes, les élèves et étudiants, la jeunesse à l’organisation et à la lutte. Il faut oser défendre son pain, son salaire. Il faut oser protester contre les conditions inacceptables de vie.

 

Le bâillonnement des libertés et le déficit démocratique

Le gouvernement Ouattara veut se présenter comme un pouvoir défenseur des libertés et de la démocratie. Mais les actes posés par ce gouvernement démentent cette prétention. On peut citer pèle même la restriction du droit syndical en milieu estudiantin (circulaire de la ministre Kandia Camara dans le secondaire, décision du ministre Cissé Bacongo sur les représentations légales des étudiants dans le supérieur), les interdictions des manifestations publiques les dernières en date étant celle de la coalition des indignés au mois d’octobre 2014, du COGEP en janvier 2015, etc.), les attaques organisées par des groupuscules agissant pour le compte du RDR pour empêcher des manifestations des partis d’opposition (FPI, PCRCI). On peut également noter l’immixtion inadmissible du pouvoir dans la gestion interne des partis politiques comme c’est le cas actuellement au FPI et au PDCI-RDA. La justice invalide des candidatures, la police procède à des arrestations ciblées de ceux des opposants qui ne jouent pas dans le camp du pouvoir, etc.

Nous dénonçons tous ces manquements à la démocratie, toutes les restrictions aux libertés. Nous dénonçons les conditions actuelles d’organisation des élections. Nous sommes solidaires des victimes de la politique antidémocratique et répressive du pouvoir Ouattara. Nous engageons toutes ces victimes à s’opposer avec fermeté à ces répressions, à ces manquements. L’espace de liberté et de démocratie dans les régimes néocoloniaux se conquièrent par la lutte rien que par la lutte.

 

Mesdames et messieurs,

 

L’année 2015 est une année électorale. Des candidats sont déjà déclarés. Les états-majors des partis politiques affinent leur programme, leur tactique. Les impérialistes affutent leurs armées pour intervenir au cas où leurs intérêts seraient menacés. Les hauts bourgeois au pouvoir s’organisent pour conserver le pouvoir le plus longtemps possible par tous les moyens y comprit par la fraude électorale. On peut indiquer que ces élections se préparent sous des lois contestées et des dispositions iniques du code électoral qui contribueront à dévoyer le choix du peuple. En effet, la constitution actuelle contestée et confligène n’est pas modifiée. Comme nous n’avons de cesse de le dire, cette constitution est un moyen précieux aux mains des hauts bourgeois au pouvoir pour éliminer leurs adversaires. Ouattara victime de cette constitution est aujourd’hui en position de l’utiliser contre d’autres candidats. Le code électoral exige une caution de 20 millions FCFA pour être candidat à la présidence de la république. Cette disposition élimine du coup tous les représentants des ouvriers et paysans, et de façon générale constitue un important obstacle pour tous ceux qui n’ont pas accès à l’argent public. En outre l’on a assiste à chaque élection à l’organisation de la fraude par le pouvoir et ou par les nantis qui achètent à coup de corruption et de souillure les voix des électeurs. Rien n’est jusque là pas envisagé par le libéral Ouattara qui promet des élections transparentes, et démocratiques pour limiter les couts des campagnes électorales, pour contrôler l’origine des fonds utilisés.

 

Pour conclure, je voudrais attirer l’attention des citoyens ivoiriens et tous ceux qui vivent dans notre pays sur des faits constitutifs d’un environnement non propice à l’épanouissement des habitants et de la démocratie. On peut retenir pour l’essentiel, l’absence des libertés politiques, l’absence des conditions favorables à la tenue d’élections transparentes. Il est, en effet, impossible d’organiser des élections transparentes dans un contexte où les partis d’opposition sont confinés dans des lieux clos pour toutes leurs manifestations, où c’est le gouvernement qui gère les partis d’opposition à la place des militants, où la nécessaire lutte contre l’enrichissement illicite n’est dirigée que contre des personnes proches de personnalités s’étant déclarées candidates à la prochaine élection prochaine. Un contexte où la loi électorale ne sanctionne pas les financements délictueux des campagnes électorales, l’achat des votes, ne peut permettre des élections propres. Enfin, des élections dans lesquelles les forces militaires étrangères peuvent intervenir pour imposer le candidat de leur choix ne peuvent pas être qualifiées de démocratiques.

Le combat est donc long pour créer des conditions d’élections transparentes, des conditions de vie meilleures, pour faire de la Côte d’Ivoire un véritable pays démocratique qui refuse l’asile politique aux dictateurs sanguinaires chassés par leurs peuples.

 

 

Je vous remercie

 

 

Parti Communiste Révolutionnaire de Côte D’Ivoire