Communiqué 17

Déclaration

 

LE PCRCI SOUTIENT LES ENSEIGNANTS ET LES TRAVAILLEURS DE LA FONCTION PUBLIQUE DANS LEURS REVENDICATIONS.

 

Prolétaires de tous les Pays, unissez-vous !

PARTI COMMUNISTE REVOLUTIONNAIRE DE COTE D’IVOIRE

Siège: Williams ville Sogefiha Duplex Bat C, Appt. H 264

17 BP 1096 Abidjan 17- Tel: 23 01 22 99 / 07 31 04 70

E-mail: pcrci@yahoo.fr / Site Web: www.revolutionproletarienne.net

 

 

DECLARATION

 

 

La multiplication des grèves depuis le début de 2015 n’est une surprise pour personne ; elle devrait l’être encore moins pour le président de la république et son gouvernement. Des promesses d’amélioration des conditions de vie et de travail ont été bien faites aux travailleurs par le président de la république lui-même dans son allocution de fin d’année 2014 à la nation. Il est incompréhensible que le gouvernement fasse la sourde oreille lorsque ses promesses lui sont rappelées par les enseignements du supérieurs, par les enseignants du secondaire général et technique, par les enseignants du primaire, par les travailleurs du secteur de la santé, par les travailleurs des régies financières, etc.

L’attitude du gouvernement est d’autant plus surprenante qu’il prétend vouloir faire de la Côte d’Ivoire, un pays émergent dans cinq ans. La condition première pour devenir « émergent » c’est d’être un pays émancipé, un pays qui ne reçoit pas ses ordres de pays étrangers, un pays qui ne conditionne pas la satisfaction des promesses sociales aux autorisations du FMI et de la Banque Mondiale. De plus, un pays dont la population, notamment la jeunesse n’est pas formée ou est mal formée, ne peut pas devenir émergent.

Le gouvernement qui vient d’organiser un forum pour l’émergence africaine, pour l’émergence ivoirienne en particulier est impassible devant les difficultés de l’école. Cela est tout à fait curieux. A moins que, pour atteindre l’émergence, le gouvernement ne mise que sur l’importation des compétences étrangères, comme il ne compte que sur les capitaux étrangers pour le financement du développement du pays. C’est l’explication la plus plausible de l’attitude du gouvernement face au respect de ses promesses faites aux travailleurs de nombreux secteurs, à ceux des secteurs éducatifs en particulier.

Si le gouvernement attachait de l’importance à la réalisation de son slogan sur l’émergence, il ne serait pas aussi impassible devant :

-Le blocage de l’enseignement supérieur depuis janvier 2015, en raison du refus du gouvernement d’écouter les revendications exposées par la Coordination Nationale des Enseignants et Chercheurs (CNEC) ;

-Le blocage des enseignements secondaires et primaires depuis le 2 mars 2015, en raison du refus du gouvernement d’entendre la grogne du Collectif des Syndicats des Emplois et Associations, de la Convention Ivoirienne des Syndicats de l’Education Nationale et de l’Enseignement Technique (CISENET), du Collectif regroupant 9 syndicats de l’enseignement secondaire général technique et de la formation professionnelle.

La Côte d’Ivoire a urgemment besoin que son système éducatif fonctionne ; pour cela, le gouvernement est dans l’obligation d’être attentif aux problèmes des acteurs importants de ce système que sont les enseignants. S’il n’en n’a pas la capacité alors qu’il dégage.

De ce fait, le Parti Communiste Révolutionnaire de Côte d’Ivoire, qui comprend la pertinence des revendications des enseignants et l’importance capitale de la formation pour l’émancipation et le développement du pays,

-Demande instamment au gouvernement de sortir de son immobilisme et son attitude de mépris pour créer les conditions du fonctionnement normal du système de l’éducation/formation en trouvant les solutions idoines aux problèmes posés par les enseignants.

-Soutient les luttes des enseignants et des fonctionnaires pour la pleine satisfaction de leurs revendications légitimes.

 

Abidjan, le 23 mars 2015

 

Le Secrétaire Général

 

EKISSI Achy