Communiqué 38

Parti Communiste Révolutionnaire de Côte d’Ivoire

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Email: pcrci@yahoo.fr

Site: www.revolutionproletarienne.net

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Achy Ekissi

Secrétaire Général du PCRCI

 

Dans deux jours, vous célébrerez comme tous les travailleurs salariés du monde, le 1er Mai, la Fête Internationale du Travail. Au cours de l’année écoulée vous vous êtes battus, vous fonctionnaires pour le respect des engagements pris par le gouvernement, vous travailleurs du privé et des sociétés d’Etat contre les licenciements collectifs, les licenciements abusifs, vous tous pour l’amélioration de vos conditions salariales et de votre cadre de travail, contre les restrictions des libertés syndicales. Au lieu de discuter avec vous, le pouvoir Ouattara a déployé ses forces de l’ordre pour vous réprimer, vous bastonner, vous humilier; vos leaders ont été jetés en prison et ou privés de salaires. Malgré tout vous avez tenu et remporté des victoires, mêmes si beaucoup de combats restent encore à mener sur ces différents points. Mais ces victoires partielles sont la preuve que vous n’obtiendrez rien des bourgeois sans vous battre.

 

Cette année, vous participerez à cette fête, dans un contexte particulier, marqué par de nombreux mouvements de grèves (corps enseignant, corps médical, douaniers, etc.). Ces grèves portent essentiellement sur les mêmes revendications que celles de l’année dernière à savoir le non respect des engagements pris par le gouvernement. De nouvelles revendications sont à l’ordre du jour comme la lutte contre les vols de primes des travailleurs, dans les régies financières par les chefs. Vous êtes également actuellement en lutte contre la vie chère et l’escroquerie savamment organisée par le pouvoir : augmentation des prix de l’électricité alors que le prix du pétrole et du gaz naturel, matières premières, utilisées pour la production de l’électricité baisse ; reprise de la confection de toutes les pièces administratives dont le permis de conduire au frais des utilisateurs sous le fallacieux prétexte de lutte contre les faussaires, etc. Vous avez raison de grogner, vous avez raison de vous rebeller contre ces forfaitures.

Certaines centrales syndicales invitées à la table du roi, comme à l’accoutumée présenteront vos revendications, vos préoccupations. Vous savez tous que c’est vous les vrais porteurs de ces revendications, par vos luttes, vos protestations.

 

Il y a un an le 30 avril 2015, dans son adresse à la classe ouvrière, le Parti Communiste Révolutionnaire de Côte d’Ivoire, par ma voix, à l’occasion de cette même fête déclarait « Ouattara et son gouvernement font montre d’une démagogie déconcertante. Tronquant les chiffres et déformant les faits, ils avancent sans sourciller que les ivoiriens sont heureux, très heureux. Selon eux, la Côte d’Ivoire sera en 2016 en plein emploi (c'est-à-dire sans chômeurs) ; selon eux toujours, les revenus des travailleurs ont augmenté de 10 à 25% en 2014 et augmenteront davantage les années à venir. Ouattara et son gouvernement sont sur une planète, les ivoiriens dans leur grande majorité sont sur une autre planète. La réalité vous la connaissez mieux que quiconque, vous la vivez. Vos conditions de vie ne se sont guère améliorées. Point besoin de vous la décrire. Il faut que cela cesse et cela peut cesser par votre mobilisation, votre persévérance dans la lutte économique doublée de la lutte politique pour votre propre pouvoir ».

La réalité aujourd’hui est que vous vivez de plus en plus difficilement. Les chiffres mirobolants affichés, ne remplissent pas le panier de la ménagère, ne mettent pas vos enfants à l’école, ne vous soignent pas. La réalité est que la croissance réalisée grâce à votre travail ne vous profite pas.

Aujourd’hui en Côte d’Ivoire, tous ceux qui vivent de leur travail (salariés permanents ou occasionnels, artisans et paysans, commerçants et revendeuses des marchés) plongent dans une misère plus profonde chaque jour. Le chômage des jeunes ne faiblit pas, accentuant le stress quotidien des familles pauvres et augmentant les maladies et la mortalité dans les rangs du peuple travailleur.

Mais, le pouvoir en place, celui de Ouattara insensible aux peines des travailleurs et du peuple, sourd aux cris de désespoir et à leurs revendications, chante que tout va bien, tout va très bien. Il prend des mesures économiques qui aggravent cette misère. Face à vos cris de détresse, à vos plaintes, il vous nargue en disant qu’il n’y que 200 mécontents en Côte d’Ivoire, ceci pour vous dire qu’il ne craint rien, qu’il peut se permettre de tout faire.

La réalité est que vous êtes en face d’un pouvoir démagogique et répressif. Ce pouvoir voudrait que vous l’applaudissiez alors que tout va mal, alors que vous sombrez dans la misère.

 

La Côte d’Ivoire va mal, très mal. Le pourvoir Ouattara ne dit pas autre chose quand pour contrer la colère de ses fans affamés, déboussolés, pour les maintenir comme bataille électorale, il met en place un fond de solidarité pour leur distribuer des miettes (25 000 CFA, 50 000 CFA) comme si avec ces modiques sommes l’on peut sortir de la misère.

Alors, il nous faut sortir de cet engrenage, de cette voie sombre pour les masses populaires. Alors, tout en intensifiant vos luttes sociales, il vous faut vous engagez fermement immédiatement dans la lutte pour votre propre pouvoir, seul à même d’ouvrir les horizons d’une Côte d’Ivoire débarrassée de la tutelle française et des hauts bourgeois à son service, d’une Côte d’Ivoire maitresse de son destin, d’une Côte d’Ivoire émancipée

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LEVONS-NOUS POUR AVANCER VERS UNE COTE D’IVOIRE EMANCIPEE

 

 

 

 

 

 

Parti Communiste Révolutionnaire de Côte D’Ivoire