Communiqué 46

Parti Communiste Révolutionnaire de Côte d’Ivoire

Siège social : Williams ville Sogefiha Bat C, Appt H 264

17 BP 1096 Abidjan 17; Tel: 23 01 22 99 / 20 37 10 51

Email: pcrci@yahoo.fr

Site: www.revolutionproletarienne.net

 

 

Déclaration du PCRCI

MUTINERIES A REPETITION ; LES ERREMENTS DU POUVOIR OUATTARA

 

 

 

 

 

 

 

Les 5, 6 et 7 janvier 2017, des soldats de l’armée ivoirienne se réclamant des ex-forces armées des forces nouvelles (ex rebelles), se mutinent, bloquent les activités économiques dans plusieurs grandes villes et revendiquent le paiement d’une prime de 12 millions CFA qui leur aurait été promise. Le gouvernement se réunit en urgence, reconnait la justesse des revendications qui seraient fondées sur une base légale, les accords de Ouagadougou. Une délégation se rend à Bouaké fief de la mutinerie pour négocier avec les insurgés. Le soir du 7 janvier, OUATTARA déclare : « Je confirme mon accord pour la prise en compte des revendications relatives aux primes et à l’amélioration des conditions de vie des soldats. ». Résultats des courses, les mutins obtiennent la promesse ferme du paiement des 12 millions échelonné comme suit : 5 000 O00 de francs immédiatement et 7 millions payables en sept tranches de 1000 000 Cfa dès fin janvier 2017. Les mutins laissent éclater leur joie, libèrent les voies mais conservent les armes en attendant le paiement effectif de la première tranche. Quelques jours plus tard les paiements ont lieu.

Le 17 janvier et le 18 janvier des gendarmes de plusieurs camps à travers le pays prennent la rue armes à la main pour réclamer leurs parts. A leur suite les gardes pénitentiaires et les sapeurs-pompiers militaires en font de même. A Adiaké le corps appelé les forces spéciales se révoltent et exigent eux-aussi des compensations pour service rendu.

Début mai des informations font état du fait que les ex-rebelles à qui le pouvoir a payé 5 millions avec la promesse de payer le restant des 7 millions échelonné sur 7 mois sont impatiens car depuis ce premier paiement ils n’ont rien perçu. Le pouvoir Ouattara envoie officiellement un imam pour calmer ces soldats. Mais rien n’y fit, car les 11, 12 mai c’est la révolte généralisée dans toutes les casernes. Dans plusieurs villes, la vie économique s’est arrêtée. A Abidjan, le Plateau, centre des affaires de la Côte d’Ivoire est vidé. Les ex-rebelles, veulent leur argent sans une autre forme de procès. La télévision ivoirienne diffuse les résultats d’une rencontre que ces mutins auraient eu avec le président. Les émissaires « envoyés » par les soldats pour négocier avec le président, annoncent qu’ils renoncent au paiement des 7 millions CFA, regrettent leurs actes et promettent de ne plus recommencer à troubler la quiétude des populations. Mais des mutins, annoncent sur des radios étrangères et sur les réseaux sociaux qu’ils ne sont pas concernés par les propos de ces « émissaires ». Ils ajoutent que rien ne les fera renoncer à cette revendication. Le 13 et 14 mai à Bouaké, Abidjan, un peu partout, les soldats sortent des casernes et ferment les routes. Les populations excédées s’opposent à eux. L’on assiste à des bagarres rangées entre populations et militaires avec tirs à balles réelles. Le RDR le parti d’Alassane Ouattara appelle à des manifestations de soutien au pouvoir RHDP. Les affrontements entre population et mutins et prennent l’allure d’une rébellion.

Ces mutineries à répétition sont la preuve que l’armée ivoirienne n’est pas une armée républicaine. Ouattara a divisé cette armée par le favoritisme et le népotisme. Ni les lois de programmation militaire annoncées à grande pompe, ni les distributions de millions à une partie de soldats pour service rendu à Alassane Ouattara, ne peuvent transformer celle-ci en une armée disciplinée au service de la nation. L’armée ivoirienne est installée durablement dans un désordre propice aux coups d’état. Le responsable des cette situation est bel bien Alassane Ouattara lui-même. C’est lui le chef suprême des armées qui gère l’armée. C’est lui qui sait quel pacte il signé en 2010-2011 avec ces ex-rebelles. C’est lui qui ne respecte pas la parole donnée. Ce sont les conséquences des errements du pouvoir OUATTARA qui créent ce chaos, cette insécurité généralisée; C’est son incapacité à constituer une véritable armée républicaine, intégrée, unie et formée aux valeurs d’intégrité, et de probité qui est la cause de cet imbroglio dont souffrent les populations.

Peu importe les réponses que le pouvoir donnera aux grognes actuelles dans l’armée. Tant qu’au sommet, les dignitaires du régime, continueront à piller les ressources du pays, à vivre dans l’opulence et la gabegie pendant que toutes les autres composantes de la société, les soldats y compris tirent le diable par la queue ; tant que l’armée sera divisée en fractions prêtes à servir les intérêts divergents des groupes bourgeois plutôt que ceux du peuple, il planera sur la Côte d’Ivoire des risques de déflagration. Tel est ce à quoi la politique de OUATTARA expose la Côte d’Ivoire.

Le Parti Communiste Révolutionnaire de Côte d’Ivoire

-Condamne avec la dernière énergie la gestion scabreuse de la sécurité nationale par le pouvoir Ouattara

-Appelle les peuples à se mobiliser pour une alternative au service du peuple de Côte d’Ivoire

 

Pour le PCRCI

Achy Ekissi

Secrétaire Général

l

 

Parti Communiste Révolutionnaire de Côte D’Ivoire