Communiqué 58

 

5 mai 1818- 5 mai 2018- Bicentenaire de la naissance de Karl Marx

Déclaration du Parti Communiste Révolutionnaire de Côte d’Ivoire (PCRCI)

 

Fondateur du communisme scientifique, grand éducateur et guide du prolétariat mondial, inspirateur et organisateur de la 1ère Internationale (l’Association Internationale des Travailleurs), Karl Marx est né à TREVES en Allemagne le

5 mai 1818.

Le Parti Communiste Révolutionnaire de Côte d’Ivoire (PCRCI) rend hommage à la mémoire de ce grand savant dont la doctrine guide ses pas.

« Marx suscite la plus grande hostilité et la haine de toute la science bourgeoise (officielle comme libérale), qui voit dans le marxisme quelque chose comme une "secte malfaisante" », dit Lénine dans sa brochure, les trois sources et les trois parties constitutives du marxisme. Il ajoute : « On ne peut pas s'attendre à une autre attitude, car dans une société fondée sur la lutte des classes, il ne saurait y avoir de science sociale "impartiale". Toute la science officielle et libérale défend, d'une façon ou de l'autre, l'esclavage salarié, cependant que le marxisme a déclaré une guerre implacable à cet esclavage ». En fait, Le marxisme n'a rien qui ressemble à du "sectarisme" dans le sens d'une doctrine repliée sur elle-même et ossifiée, surgie à l'écart de la grande route du développement de la civilisation universelle. Au contraire, cette théorie a répondu aux questions que l'humanité avancée avait déjà soulevées. La doctrine marxiste naquit comme la continuation directe et immédiate des doctrines des représentants les plus éminents de la philosophie, de l'économie politique et du socialisme. Marx se trouve au carrefour de la philosophie allemande (Hegel, Feuerbach), de l’économie politique britannique (Smith, Ricardo) et du socialisme utopique français (Saint-Simon, Fourier). Le marxisme, la pensée de Marx, ses travaux proviennent de ces trois sources qui en constituent également ses trois parties.

Mais qu’est-ce-que Marx a apporté à l’Humanité ?

Dans le domaine de la philosophie

Le matérialisme est la philosophie du marxisme, fidèle à tous les enseignements des sciences naturelles, hostile aux superstitions. Aussi les ennemis de la démocratie s'appliquent-ils de toutes leurs forces à "réfuter" le matérialisme, à le discréditer, à le calomnier dit Lénine. La défense des diverses formes de l'idéalisme philosophique, de toute façon se réduit toujours à la défense ou au soutien de la religion. Marx ne s'arrêta pas au matérialisme du XVIIIe siècle, il poussa la philosophie plus avant. Il l'enrichit des acquisitions de la philosophie classique allemande, surtout du système de Hegel, lequel avait conduit à son tour au matérialisme de Feuerbach. La principale de ces acquisitions est la dialectique, c'est-à-dire la théorie de l'évolution, dans son aspect le plus complet, le plus profond et le plus exempt d'étroitesse, théorie de la relativité de la connaissance de l'homme, qui reflète la matière en perpétuel développement. Les découvertes des sciences naturelles confirment admirablement le matérialisme dialectique de Marx. Marx fit aboutir le matérialisme philosophique à son terme logique, en l'étendant de la connaissance de la nature à la connaissance de la société humaine, le matérialisme historique. Au chaos et à l'arbitraire qui régnaient jusque-là dans les conceptions de l'histoire et de la politique, succéda une théorie scientifique cohérente et harmonieuse, qui montre comment, d'une forme d'organisation sociale, surgit et se développe, par suite de la croissance des forces productives, une autre forme, plus élevée, comment par exemple le féodalisme nait de l’esclavagisme, et comment le capitalisme naît du féodalisme et comment le socialisme naitra du capitalisme.

Dans le domaine de l’économique politique

Après avoir constaté que le régime économique constitue la base sur laquelle s'érige la superstructure politique, Marx porte une attention particulière à l'étude du capitalisme, en dévoile les lois et les contradictions.

L'économie politique classique antérieure à Marx naquit en Angleterre, pays capitaliste le plus évolué. Adam Smith et David Ricardo, en étudiant le régime économique capitaliste, découvrirent la théorie de la valeur-travail. Marx continua leur œuvre. Il donna un fondement strictement scientifique à cette théorie et la développa de façon conséquente. Il montra que la valeur de toute marchandise est déterminée par le temps de travail socialement nécessaire à la production de cette marchandise. Là où les économistes bourgeois voyaient des rapports entre objets (échange d'une marchandise contre une autre), Marx découvrit des rapports entre hommes L'argent signifie que ce lien devient de plus en plus étroit, unissant en un tout indissoluble toute la vie économique des producteurs isolés. Le capital signifie le développement continu de ce lien : la force de travail de l'homme devient une marchandise. Le salarié vend sa force de travail au propriétaire de la terre, des usines, des instruments de production. L'ouvrier emploie une partie de la journée de travail à couvrir les frais de son entretien et de celui de sa famille ; c’est son salaire. L'autre partie de la journée de travail, est employée par l’ouvrier à travailler gratuitement, en créant pour le capitaliste la plus-value, source de profit, source de richesse pour la classe capitaliste. La théorie de la plus-value constitue la pierre angulaire de la théorie économique de Marx. Le capital créé par le travail de l'ouvrier pèse sur l'ouvrier, ruine les petits patrons et crée une armée de chômeurs. Dans l'industrie, la victoire de la grosse production est visible d'emblée ; Le capital qui bat la petite production, conduit à augmenter la productivité du travail et à créer une situation de monopole pour les associations de gros capitalistes. La production elle-même devient de plus en plus sociale, — des centaines de milliers et des millions d'ouvriers sont réunis dans un organisme économique coordonné, tandis qu'une poignée de capitalistes s'approprient le produit du travail commun. L'anarchie de la production grandit : crises, course folle à la recherche de débouchés, et, de là, existence non assurée pour la masse de la population. Tout en augmentant la dépendance des ouvriers envers le capital, le régime capitaliste crée la grande puissance du travail unifié.

Marx a suivi le développement du capitalisme depuis les premiers rudiments de l'économie marchande, l'échange simple, jusqu’à ses formes supérieures, la grande production. Et l'expérience de tous les pays capitalistes, vieux et neufs, montre nettement d'année en année, à un nombre de plus en plus grand d'ouvriers, la justesse de cette doctrine de Marx. Le capitalisme a vaincu dans le monde entier, mais cette victoire n'est que le prélude de la victoire du Travail sur le Capital.

Dans le domaine politique

Lorsque le régime féodal fut renversé et que la "libre" société capitaliste vit le jour, diverses doctrines socialistes commencèrent à surgir, reflet de cette oppression et protestation contre elle. Mais le socialisme primitif était un socialisme utopique. Il critiquait la société capitaliste, la condamnait, la maudissait ; il rêvait de l'abolir, il imaginait un régime meilleur ; il cherchait à persuader les riches de l'immoralité de l'exploitation.

Cependant Marx enseigna que les révolutions orageuses qui accompagnèrent partout en Europe et principalement en France la chute de la féodalité, du servage, montraient avec toujours plus d'évidence que la lutte des classes est la base et la force motrice du développement. Pas une seule liberté politique n'a été conquise sur la classe des féodaux sans une résistance acharnée. Pas un seul pays capitaliste ne s'est constitué sur une base plus ou moins libre, démocratique, sans qu'une lutte à mort n'ait mis aux prises les différentes classes de la société capitaliste. Marx a ceci de génial qu'il fut le premier à dégager et à appliquer de façon conséquente l'enseignement que comporte l'histoire universelle. Cet enseignement, c'est la doctrine de la lutte de classes.

Les partisans des réformes et améliorations seront toujours dupés par les défenseurs du vieil ordre de choses, aussi longtemps qu'ils n'auront pas compris que toute vieille institution, si barbare et pourrie qu'elle paraisse, est soutenue par les forces de telles ou telles classes dominantes. Et pour briser la résistance de ces classes, il n'y a qu'un moyen : trouver dans la société même qui nous entoure, puis éduquer et organiser pour la lutte, les forces qui peuvent — et doivent de par leur situation sociale devenir la force capable de balayer le vieux et de créer le nouveau. Seul le matérialisme philosophique de Marx a montré au prolétariat la voie à suivre pour sortir de l'esclavage spirituel où végétaient jusque-là toutes les classes opprimées. Seule la théorie économique de Marx a expliqué la situation véritable du prolétariat dans l'ensemble du régime capitaliste et lui a indiqué la voie à suivre pour sa libération.

Malgré les difficultés que rencontrent les luttes du prolétariat, tout le développement du capitalisme démontre que l’avenir de l’humanité est au remplacement de ce système par le système socialiste avec comme donne l’action de la seule classe révolutionnaire de la société bourgeoise, la classe ouvrière.

 

Vive le marxisme

Vive la révolution prolétarienne mondiale

 

Achy Ekissi

Secrétaire Général

 

 

 

 

 

 

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