PARTI COMMUNISTE REVOLUTIONNAIRE DE COTE D’IVOIRE TEXTES ADOPTES AU QUATRIEME CONGRES ORDINAIRE DU 1ER SEPTEMBRE 2012

 

Programme politique du PCRCI

 

Le développement des échanges a créé, entre tous les peuples du monde des liens si étroits que le grand mouvement émancipateur du prolétariat devait devenir et est devenu depuis longtemps international.

 

Le PCRCI, un des détachements de l’armée du prolétariat mondial, poursuit le même but que les partis Marxistes-Léninistes de tous les autres pays. Ce but final est déterminé par le caractère et le développement de la société bourgeoise contemporaine qui se distingue essentiellement par la production marchande fondée sur les rapports capitalistes de production , où la part la plus grande et la plus importante des moyens de production et de circulation des marchandises appartient à une classe peu nombreuse, la bourgeoisie, alors que l’immense majorité de la population formée de prolétaires et de semi-prolétaires est contrainte, par sa situation économique, de vendre constamment et périodiquement sa force de travail, c’est à dire de se louer aux capitalistes en qualité de salariés, créant ainsi, par son travail, le revenu des classes possédantes.

 

Le domaine des rapports capitalistes de production ne cesse de s’élargir à mesure que le perfectionnement continu de la technique, augmentant l’importance économique des grandes entreprises, mène à l’élimination des petits producteurs indépendants, transformant une partie d’entre eux en prolétaires, restreignant le rôle des autres dans la vie économique et sociale, et les plaçant, ça et là sous la dépendance des monopoles.

 

Le progrès technique donne en outre aux employeurs la possibilité d’user de plus en plus largement, dans la production et la circulation des marchandises, du travail des femmes et des enfants. Et comme il entraîne, par ailleurs, une diminution relative du besoin de la force de travail, la demande de main-d’œuvre est nécessairement inférieure à l’offre, ce qui contribue à augmenter la dépendance du travail salarié à l’égard du capital et à intensifier l’exploitation.

 

Cette situation dans les pays bourgeois et la rivalité sans cesse aggravée de ces pays sur le marché mondial, rendent de plus en plus malaisé l’écoulement des marchandises produites en quantités croissantes. La surproduction qui se manifeste par des crises industrielles plus ou moins aiguës suivies de périodes de marasme est, dans la société bourgeoise une conséquence inévitable du développement des forces productives. A leur tour, les crises et les périodes de marasme industriel ruinent les petits producteurs accroissant la dépendance du salarié à l’égard du capital, aboutissant plus rapidement encore à une aggravation relative, et parfois absolue de la condition de la classe ouvrière.

 

Ainsi donc, le perfectionnement de la technique, qui signifie l’augmentation de la productivité du travail et de la richesse sociale, entraîne dans la société bourgeoise, l’accroissement de l’inégalité sociale, de la distance entre les possédants et non possédants, l’accroissement pour les masses laborieuses de plus en plus larges de l’insécurité, du chômage et de privation de toutes sortes.

 

Mais au fur et à mesure que grandissent et se développent toutes ces contradictions propres à la société bourgeoise, le mécontentement suscité parmi les masses laborieuses et exploitées grandit aussi, le nombre et la cohésion des prolétaires progressent et leur lutte contre les exploiteurs devient de plus en plus âpre. De même , le perfectionnement de la technique, qui concentre les moyens de production et de circulation et socialise le processus de travail dans les entreprises capitalistes, crée de plus en plus rapidement des possibilités matérielles permettant de remplacer les rapports capitalistes, c’est à dire d’accomplir la révolution sociale qui est le but final du mouvement communiste international, interprète conscient du mouvement de la classe ouvrière.

 

Cette révolution sociale, parce qu’elle remplace la propriété privée des moyens de production et de circulation par la propriété sociale, parce qu’elle institue une organisation rationnelle du processus social de production afin d’assurer le bien-être et le développement harmonieux de tous les membres de la société, supprimera la division de la société en classes et affranchira ainsi toute l’humanité opprimée en mettant un terme à toutes les formes d’exploitation d’une partie de la société par une autre. La dictature du prolétariat, c’est-à-dire la conquête et l'exercice par le prolétariat du pouvoir politique, qui lui permettra de réprimer toute résistance des exploiteurs, est la condition expresse de cette révolution.

 

Se donnant pour but de rendre le prolétariat capable d’accomplir sa mission historique, le mouvement communiste international l’organise en parti politique indépendant, opposé à tous les partis bourgeois, dirige toutes les manifestations de sa lutte de classe, lui révèle l’irréductible antagonisme des intérêts des exploiteurs et des exploités, lui explique la signification historique et les conditions nécessaires de la révolution socialiste en cours. Il montre aussi à toutes les couches laborieuses et exploitées que leur situation est sans espoir dans la société capitaliste et que seule la révolution répond à leur propre intérêt, car elle seule les affranchira du joug du capital. C'est pourquoi le Parti Communiste, parti de la classe ouvrière, appelle dans ses rangs toutes les couches de la population laborieuse et exploitée, dans la mesure où elles partagent le point de vue du prolétariat, appliquant ainsi la doctrine révolutionnaire de Marx et Engels.

 

Le capitalisme mondial en est arrivé approximativement depuis le début du XXe siècle, au stade impérialiste. L’impérialisme est l’époque de l’économie capitaliste où les associations monopolistes (syndicats, patronaux, cartels, trusts) ont acquis une importance décisive, où le capital bancaire, parvenu à un degré de concentration a fusionné avec le capital industriel, où l’exploitation du capital dans les pays étrangers a revêtu de très grandes proportions, où l’univers est déjà territorialement divisé et où le partage économique du monde entre les trusts internationaux a commencé.

 

Les guerres impérialistes, c’est-à-dire les guerres pour dominer le monde, pour les marchés du capital bancaire, pour l’étranglement des nationalités petites et faibles, sont inévitables dans cette conjoncture. Et tel a été précisément l'objet des deux grandes guerres impérialistes, celle de 1914-1918, de 1939-1945 et des guerres locales.

 

Le degré exceptionnellement élevé de développement du capitalisme mondial en général, le capitalisme monopoliste en particulier, issu du capitalisme concurrentiel qu’il domine sans le supprimer, la formation par les banques, et aussi par les associations de capitalistes, d’un appareil de réglementation de la production et de la répartition, la hausse des prix et l’oppression croissante de la classe ouvrière par les syndicats patronaux, en fonction du développement des monopoles capitalistes, ainsi que les immenses difficultés de la lutte économique et politique de la classe ouvrière, les horreurs capitalistes, les calamités, la ruine, la barbarie engendrées par les guerres impérialistes font que le capitalisme, au stade impérialiste de son évolution, devient l’ère de la révolution prolétarienne, socialiste.

 

Cette ère s’est ouverte avec la grande Révolution Socialiste d’Octobre 1917, dirigée par LENINE et STALINE, éminents éducateurs du prolétariat international. A la suite de cette révolution, la lutte des classes a atteint un degré où l’on a vu s’organiser contre les forces du capital financier puissamment organisées, deux grandes forces révolutionnaires : d’une part, les ouvriers des Etats capitalistes, et de l’autre, les peuples des colonies, toutes les deux sous la direction hégémonique du mouvement révolutionnaire prolétarien international.

 

Des procès divers et non simultanés concourent à la révolution prolétarienne mondiale : révolutions prolétariennes proprement dites, révolutions de type démocratique-bourgeois se transformant en révolutions prolétariennes ; guerres d’émancipation nationale ; révolutions anticoloniales.

 

Ce mouvement globalement ascendant a connu et connaît encore des difficultés, des échecs temporaires, des vagues de contre-révolutions, qui ont abouti après la mort de Staline, à la révision du Marxisme et à la restauration du capitalisme en Union Soviétique, dans les pays d’Europe de l’Est et ensuite en Chine. Elles ont contribué à la défaite du socialisme en Albanie.

 

Dans les vieux pays capitalistes, d’anciens partis communistes, rejetant la dictature du prolétariat comme condition expresse pour l’accession au communisme se sont transformés en appendices politiques de la bourgeoisie.

 

Des partis de bourgeois nationaux et de petits bourgeois de colonies, néo-colonies et pays dépendants, après avoir joué un rôle positif dans la lutte contre l’impérialisme sont devenus réactionnaires. C’est dire que le champ du capitalisme s’est élargi et la concentration de la production et du capital prend des proportions colossales à la suite de l’extension du développement du capitalisme monopoliste d’Etat. Le développement accéléré de la science et de la technique, accroît le rôle des monopoles internationaux et de leurs sociétés multinationales, et en même temps porte à leur maturation complète les conditions matérielles du socialisme, début du communisme à l’échelle mondiale.

 

Mais les progrès scientifiques et techniques qui offrent les possibilités d’un plein épanouissement de l’homme dans toutes ses dimensions, aboutissent pourtant avec la domination de la bourgeoisie et de l’impérialisme à un accroissement plus qu’à l’ordinaire du fossé entre possédants et non possédants, entre pays impérialistes et pays dominés, aux désastres écologiques, au chômage, à la misère, à la faim et à la maladie pour des milliards d’hommes.

 

Cette situation exacerbe la contradiction entre le caractère social de la production et le caractère privé de l’appropriation des moyens de production, ainsi que toutes les autres contradictions.

 

La crise générale du capitalisme ne cesse de s’approfondir. Des crises aiguës viennent ébranler le système impérialiste dans tous ses fondements. C’est ce que souligne avec une acuité particulière la crise actuelle qui dure depuis deux décennies, qui a mis à nu le caractère capitaliste et pourri des systèmes économiques en vigueur en ex-URSS et dans d’autres pays révisionnistes et pseudo-révolutionnaires et qui, continue d’ébranler tout le système impérialiste mondial. Cette crise accentue les rivalités ainsi que des unions bellicistes entre les grandes puissances, la transformation des instances des organisations internationales en organe d’exécution des plans des grandes puissances pour un nouveau partage du monde, avec comme conséquence les attaques furieuses contre les acquis sociaux et politiques du prolétariat, les pressions accrues et les guerres injustes contre les peuples et les pays indépendants. De même, s’exacerbent les luttes du prolétariat, des travailleurs et des peuples de tous les pays contre l’arbitraire, la bureaucratie et la corruption sous toutes ses formes. Le niveau atteint par les forces productives fait surgir spontanément au cours de ces luttes des formes d’organisation ouvrière et paysanne, d’abord à caractère de pouvoir de contrôle de la gestion du bien public, et ensuite d’exercice effectif du pouvoir, c’est-à-dire des soviets.

 

Ces raisons objectives confirment, d’une part, la faillite du système capitaliste et d’autre part, l’inéluctabilité déjà prouvée de la révolution prolétarienne mondiale qui, seule, peut sortir l’humanité de l’impasse créée par l’impérialisme.

L’expérience pratique de toute la période historique depuis la grande Révolution d’Octobre atteste que le prolétariat international dispose d’un riche patrimoine théorique et pratique pour sa préparation directe dans tous les domaines à la conquête du pouvoir politique pour l’application des mesures économiques et politiques qui constituent le fond même de la révolution socialiste.

 

L’accomplissement de cette tâche, qui exige de la part de la classe ouvrière de tous les pays une confiance mutuelle sans réserve, la cohésion fraternelle la plus étroite et l’unité immédiate des actions révolutionnaires n’est pas possible sans une rupture rapide, de principe avec toutes les déformations bourgeoises et révisionnistes du socialisme et sans un combat théorique et pratique contre le courant d’aplatissement face aux pressions actuelles de l’impérialisme et de la bourgeoisie. Ce nouveau courant, insidieux, induit une tendance au chauvinisme et entretient le réformisme, principale forme actuelle de l’opportunisme à l’échelle internationale.

 

La Côte d’Ivoire, alors agrégat de communautés primitives et d’Etats patriarcaux, fut agressée par l’impérialisme français, qui la transforma en colonie en 1893 et y introduisit le capitalisme comme mode de production dominant.

 

L’héroïque résistance des peuples de Côte d’Ivoire conjuguée avec les luttes anti-impérialistes des peuples opprimés du monde, imposa à l’impérialisme français la concession au pays d’une indépendance nominale en 1960, transformant ainsi la colonie en néo-colonie.

 

La haute bourgeoisie traîtresse, composée de bureaucrates et de compradores, eut dès lors à gérer une économie capitaliste néocoloniale où dominait le capitalisme d’Etat largement entamé depuis 1981 par un vaste mouvement de liquidations-privatisations dans le cadre des programmes d’ajustement structurel concoctés par le FMI et la Banque Mondiale.

 

L’assujettissement du pays aux puissances impérialistes s’est notablement accru avec la primauté à l’impérialisme français qui jouit d’un poids politique prépondérant de plus en plus concurrencé par les autres impérialistes : européens (Allemand, Suisse notamment), nord-américains (USA, Canada) et asiatiques (Japonais).

 

Ces puissances ne sont pas intéressées au développement capitaliste du pays. Elles laissent subsister et entretiennent la petite production marchande pour la reproduction capitaliste dans les métropoles, et avec elle les disparités régionales, les formes barbares et rétrogrades d’exploitation et d’oppression de la classe ouvrière, de la paysannerie et du peuple.

 

Ainsi donc, les masses travailleuses de Côte d’Ivoire souffrent non seulement de la domination impérialiste et de l’exploitation capitaliste, mais aussi de l’insuffisance de développement du capitalisme.

 

Aujourd'hui, trois contradictions fondamentales caractérisent la société ivoirienne.

 

La première et la principale oppose les peuples de Côte d’Ivoire dans leur ensemble à l’impérialisme international, français en particulier et la bourgeoisie bureaucratique et compradore.

 

La deuxième oppose la paysannerie laborieuse aux vestiges des forces patriarcales à la campagne.

 

La troisième contradiction enfin oppose le prolétariat à la bourgeoisie.

 

Aussi, pour être victorieuse, la révolution doit-elle intégrer en un seul courant ces trois contradictions et les revendication qui en découlent de manière à atteindre l’ennemi commun des peuples de Côte d’Ivoire, l’impérialisme international et la haute bourgeoisie qui le sert.

 

Le pouvoir actuel sert de support à la superstructure de cette formation économique et sociale - capitaliste néocoloniale arriérée. Ainsi, à travers le multipartisme et la démocratie proclamée, l'Etat de droit décrété on vit en réalité un pouvoir de dictature pro-impérialiste de la haute bourgeoisie bureaucratique et compradore.

 

La proclamation de l'Etat de droit par le pouvoir pro-impérialiste tient compte du rejet par le peuple du despotisme. Mais les libertés politiques sont limitées à la seule possibilité laissée au peuple de choisir parmi ses oppresseurs. Ce qui revient à arracher frauduleusement aux larges masses ouvrières, paysannes et petite-bourgeoises un mandat électif utilisé comme passe-droit au pillage et à l'arbitraire.

 

Face à toutes ces contradictions, le Parti Communiste Révolutionnaire de Côte d’Ivoire lutte pour une république démocratique des ouvriers, paysans et des autres travailleurs qui garantit les libertés politiques complètes pour le peuple ; où tous les responsables politiques et administratifs seront non seulement élus, mais aussi révocables à tout moment sur la demande de la majorité ( de leurs mandants) des électeurs ; où les institutions parlementaires représentatives seront remplacées par des comités de représentants qui feront les lois et en désigneront en même temps les exécutants.

 

Seule une telle organisation de l’Etat assoit la démocratie par et pour le peuple et en fait un pouvoir de la majorité capable d’assurer au mieux le développement économique harmonieux et la sauvegarde des droits du peuple en général.

 

A l'étape actuelle, la révolution en Côte d’Ivoire sera de caractère national, démocratique, populaire et anti-impérialiste.

 

Pour toutes ces raisons, le Parti Communiste Révolutionnaire de Côte d’Ivoire s'assigne les objectifs suivants :

 

SUR LE PLAN POLITIQUE ET SOCIAL

 

Le Parti Communiste Révolutionnaire de Cote d’Ivoire lutte pour :

 

-Le renversement du pouvoir pro-impérialiste et la destruction de l’appareil d’Etat néocolonial.

-L’établissement d’une dictature démocratique des ouvriers, des paysans et des autres travailleurs, dans une République Démocratique Indépendante Moderne (RDIM), sur la base des comités d’ouvriers, de paysans et des autres travailleurs.

La République démocratique des ouvriers, des paysans et des autres travailleurs doit garantir ou assurer :

1- La totalité du pouvoir suprême d’Etat aux représentants du peuple, élus par le peuple, révocables par lui et formant une seule assemblée populaire qui fait les lois et désigne le chef du gouvernement.

2- L’élection de l’assemblée populaire et de tous les organes d’autonomie administrative locale au suffrage universel, égal et direct, par tous les citoyens ayant au moins dix-huit ans révolus, au scrutin secret, l'éligibilité de tout électeur à toutes les institutions représentatives ; la durée du mandat parlementaire égal à cinq ans ; la révocabilité à tout moment de tous les délégués, de tous les élus sans exception sur décision de la majorité des électeurs ; la représentation proportionnelle dans toutes les élections.

3- L’autonomie administrative locale, l'autonomie administrative régionale des territoires caractérisés par des coutumes spécifiques et par une composition particulière de la population ; la suppression de la désignation par le pouvoir central de toutes les autorités locales et régionales.

4- L’inviolabilité de la personne et du domicile.

5- La liberté illimitée de conscience, de parole, de presse, de publication, de réunion, de grève, d’association, de manifestation, de déplacement ; la protection et le droit d’asile politique à tous ceux qui sont menacés dans leur intégrité pour des raisons politiques.

6- La destruction des vestiges des forces patriarcales qui constituent un frein pour le progrès de la société.

7 l'égalité complète de tous les citoyens quels que soient leur sexe, leur religion, leur race, leur nationalité.

8- Le droit pour la population de recevoir l’instruction dans sa langue maternelle, garanti par la création aux frais de l’Etat et des organes d’auto-administration locale des écoles indispensables à cet effet ; le droit pour chaque citoyen d’user de sa langue maternelle dans toutes les institutions locales publiques et d’Etat ; la suppression de l’usage obligatoire d’une prétendue langue officielle.

9- Le droit à la libre séparation de toute nationalité faisant partie de l’Etat : l'union de toutes les nationalités non par la contrainte, mais exclusivement par la libre entente pour la libre création d’un Etat commun.

10- La reconnaissance à toute personne du droit de poursuivre tout fonctionnaire devant les tribunaux.

11- La répression des assassins de la liberté et des pilleurs de l’économie.

12- L’élection des juges, des autorités administratives et des chefs militaires ; leur révocation à tout moment sur décision de la majorité de leurs électeurs.

13- L’organisation d’une armée populaire révolutionnaire avec la création d’une académie militaire

14- L’interdiction de toute base militaire étrangère sur le sol national :

15- L’abrogation de tous les accords de défense ; la fermeture de la base militaire française de Port-Bouët. ;

16- La séparation effective de l’Etat et des institutions religieuses ; la séparation de l’école et des institutions religieuses ; la laïcité absolue de l’école.

17- La gratuité de l'instruction et de la formation

18- Le caractère obligatoire de l'école jusqu’à seize (16) ans pour les enfants des deux sexes.

19- La suppression des subventions aux écoles privées ; le renforcement des moyens et ressources de l’école publique.

 

20- La transmission de tous les services d’enseignement maternel, primaire et secondaire aux organismes d’auto-administration locale, la liberté dans l’établissement des programmes scolaires tout en tenant compte de la nécessaire égalité des niveaux en fin de cycle ; la révocabilité à tout instant des enseignants et pédagogues incompétents par la population.

21- Le recueil et la centralisation du savoir et du savoir-faire collectif par la fondation et le développement d’une académie des Sciences, Arts et Techniques.

22- La nationalisation des instituts de recherche.

23- La centralisation aux mains de l’Etat des enseignements techniques spécialisés et supérieurs pour la formation des cadres des institutions et unités de production d’Etat et pour l’encadrement des services d’auto-administration locale conformément aux besoins exprimés des populations.

 

 

SUR LE PLAN ECONOMIQUE

 

Le Parti Communiste Révolutionnaire de Côte d’Ivoire lutte pour :

 

1-l’arrêt de la liquidation et de la privatisation des entreprises publiques.

2- la nationalisation des entreprises, des banques appartenant aux monopoles étrangers, ainsi qu’aux bourgeois compradores et bureaucratiques ; la réorganisation du système bancaire et le contrôle par les travailleurs de la gestion des entreprises nationalisées ;

3- la mise en œuvre progressive du contrôle populaire de la gestion des unités de production d’Etat ; l’élection par l’assemblée du personnel aux différents postes de responsabilité sur la base de profils adéquats ; la révocabilité à tout moment sur la décision de la majorité de l’assemblée du personnel ;

4- le passage aux mains de l’Etat du commerce extérieur ;

5- la non reconnaissance des dettes de l’Etat néocolonial qui aliènent l’indépendance nationale

6- la réorientation de l’économie vers plus d’industrialisation avec une importance plus grande accordée à l’industrialisation lourde ;

7-la suppression de tous les impôts indirects et l’établissement d’impôts progressifs sur les revenus, les héritages et les objets de luxe ;

8- l’obtention du rapatriement de tous les avoirs placés à l’étranger par les dignitaires ; le recouvrement intégral des impôts dus à l’Etat et des créances politiques.

 

Tout en soutenant la lutte des peuples contre l’oppression et l’exploitation, la République démocratique des ouvriers, des paysans et autres travailleurs traitera avec les pays frères et amis, notamment voisins, sur la base de l’égalité des intérêts et avantages réciproques excluant toute ingérence dans les affaires intérieures des différentes parties.

 

 

POUR L’INSTANT PRESENT

 

Afin de protéger la classe ouvrière contre la dégénérescence physique et morale, et aussi afin de développer son aptitude à la lutte émancipatrice, le Parti Communiste Révolutionnaire de Côte d’Ivoire revendique :

1– l’adoption de la constitution démocratique ;

2- l'interdiction par la loi de la propagande du chauvinisme et de la xénophobie ;

3- la liberté d’opinion, d’expression, d’association, de grève, de circulation, l’inviolabilité du domicile et l’abrogation de toutes les lois restrictives ;

4- le relèvement et la fixation des barèmes des salaires en accord avec les représentants syndicaux ;

5- la limitation effective à huit (8) heures de la journée de travail de tous les salariés

6- l’interdiction aux employeurs d’utiliser le travail des enfants de moins de seize (16) ans : la limitation à quatre (4) heures de la journée de travail des jeunes de 16 à 18 ans, les frais de formation étant à la charge des employeurs ;

7- l’interdiction du travail des femmes dans les industries où ce travail revêt un caractère nocif pour l’organisme féminin ; congé payé ou salaire normal de deux mois avant et deux mois après les accouchements avec la gratuité des soins et des médicaments ;

8- la création dans les usines, fabriques et autres entreprises employant des femmes, de crèches pour les nourrissons et les enfants en bas âge et des locaux où puisse se faire l’allaitement, toute travailleuse allaitant son enfant devant disposer d’au moins une demi-heure à des intervalles ne dépassant pas trois heures, recevoir une allocation et ne travailler que six (6) heures par jour ;

9- L’adoption des mesures en faveur de la libération de la femme (légalisation de l’avortement, etc. ) ;

10- les assurances sociales complètes des ouvriers

11– la promotion d’un habitat populaire, fonctionnel et économique ; le développement du transport en commun.

 

 

DE FACON SPECIFIQUE, EN CE QUI CONCERNE LA PAYSANNERIE, LES ARTISANS, LES PECHEURS ET LES ELEVEURS

 

Afin de libérer la production et la lutte des classes à la campagne, ainsi qu'au sein des couches d'artisans, le Parti Communiste Révolutionnaire de Côte d'Ivoire (PCRCI) exige :

1- l’adoption d’une nouvelle loi sur le foncier rural prenant en compte tous les intérêts des paysans ;

2-l’aide de l’Etat aux frais d’immatriculation des terres coutumières au profit des paysans ;

3-des prix plus rémunérateurs des produits agricoles, de la pêche et de l'élevage avec l'accord des représentants des organisations paysannes, des pêcheurs et des éleveurs ;

4-la suppression des brimades, vexations, châtiments corporels ;

5-l'annulation des dettes revêtant un caractère d'asservissement (usure), l'annulation des hypothèques sur les terres pour cause de dettes et l'abrogation de la pratique de la mise à gage de personnes humaines ;

6- l'expropriation des grands propriétaires terriens; la nationalisation des exploitations agricoles à caractère industriel; la remise des exploitations moyennes en usufruit aux coopératives de paysans ;

7-exige la formation continue aux frais de l'Etat des artisans pour le maintien et l'élévation de leur niveau technique ;

 

Le Parti Communiste Révolutionnaire de Côte d’Ivoire (PCRCI) lutte pour :

 

8-la nationalisation effective de toutes les terres du pays, lacs, lagunes, cours d'eau compris, en entendant par nationalisation le transfert à l'Etat du droit de propriété sur toutes les terres, le droit d'en disposer étant laissé aux institutions démocratiques locales ;

9-aider les prolétaires et semi prolétaires des campagnes et des villes à transformer chaque grand domaine en une entreprise agricole modèle gérée par les comités des ouvriers et autres travailleurs sous le conseil technique avisé d’agronomes et avec l’emploi de techniques plus perfectionnées ;

10-la création d’une académie des sciences, arts et techniques au service des artisans des villes et des campagnes pour le développement de leurs créations et la rationalisation de leurs productions ;

 

Le Parti Communiste Révolutionnaire de Côte d’Ivoire (PCRCI) recommande :

 

11-aux prolétaires et aux semi-prolétaires des campagnes, de s’organiser et lutter ensemble pour améliorer leurs conditions de vie et de travail ;

12- aux artisans des villes comme des campagnes de développer l'entraide mutuelle dans des regroupements à caractère coopératif pour valoriser leurs productions ;

 

Dans tous les cas et quelle que soit la situation en ce qui concerne l'organisation de la coopération chez les paysans, les artisans, les pêcheurs et les éleveurs, le Parti Communiste Révolutionnaire s'assigne pour tâche d'expliquer inlassablement que le développement du pays et le salut des travailleurs sont impossibles avec le système de la petite exploitation et appelle, par voie de conséquence, à l'issue de la victoire à l'effort et aux sacrifices pour l'agrandissement de l'échelle de la production et pour la révolution socialiste intégrale, seul moyen d'en finir avec toute misère et toute exploitation.

 

STATUTS DU PCRCI

 

Préambule

 

Considérant que :

-le système capitaliste est le mode de production dominant en Côte d'Ivoire ;

-l'assujettissement économique des travailleurs de Côte d'Ivoire aux détenteurs des principaux moyens de production est la cause première de la servitude et de la misère sociale en Côte d'Ivoire

-l'émancipation des travailleurs doit être l'œuvre des travailleurs eux-mêmes ;

-l'émancipation de la classe ouvrière de Côte d'Ivoire et de la paysannerie pauvre passe par la lutte contre l'impérialisme et la bourgeoisie car ceux-ci constituent l'obstacle essentiel à cette émancipation ;

-l'affranchissement de la classe ouvrière et partant de la société entière, est l'objectif de la lutte des communistes ;

Convaincu que la transformation en propriété sociale de tous les moyens de production et d'échange, constitue la condition du développement harmonieux de la société ivoirienne vers une société sans classes, c'est-à-dire sans exploiteurs ni exploités ;

Convaincu que pour atteindre cet objectif, il est indispensable de doter le prolétariat de son avant-garde, le Parti Communiste ;

 

TITRE 1 : DEFINITION ET BUTS

 

Article 1 : Il est créé en Côte d’Ivoire un Parti politique prolétarien et internationaliste, Parti de la classe ouvrière, partie intégrante du Mouvement Communiste International, dénommé Parti Communiste Révolutionnaire de Côte d’Ivoire en abrégé (PCRCI).

Article 2 : Le PCRCI agit pour l'avènement de la révolution prolétarienne en Côte d'Ivoire, pour la révolution prolétarienne mondiale et le passage de l'humanité au communisme.

 

TITRE 11 : ADHESION, MEMBRE

 

Article 3 : Est membre du Parti, celui qui accepte le programme, les statuts, le règlement intérieur, adhère à l'une des organisations de base du parti, y milite et paie ses cotisations .

Article 4 : L'adhésion est individuelle. L'admission d'un nouveau membre au Parti est prononcée par le bureau du comité sur rapport du sous-comité qui reçoit.

La qualité de membre se perd par exclusion, par démission ou par décès. Il est tenu par le Secrétariat général du Parti, un registre spécial pour les membres du Parti décédés.

 

TITRE III : PRINCIPES ET ORGANISATION

 

Article 5 : Le principe de base de fonctionnement du Parti est le centralisme démocratique

Article 6: Les instances et organes nationaux du Parti sont : le congrès, le Comité Central, la conférence des cadres .

Article 7 : Le Congrès est l’instance suprême du Parti, seul compétent pour décider des modifications du programme politique, des statuts et du règlement intérieur.

Il est convoqué tous les cinq (5) ans par le Comité central en session ordinaire.

Il peut être convoqué de façon extraordinaire à l’initiative du Comité central ou à la demande des deux tiers (2/3) des Comités.

Le Congrès élit les membres du Comité central.

Il entend, vérifie le rapport du Comité Central, détermine l'orientation politique du Parti, fixe les objectifs à atteindre entre deux congrès.

Le Congrès fixe le nombre des membres du Comité central

Article8: Le Comité Central est l'organe dirigeant entre deux congrès. Il veille à l'exécution des décisions du congrès, convoque le congrès et la conférence des cadres.

Le Comité Central élit en son sein un bureau politique pour diriger le travail du Comité Central ente deux plénums et un secrétariat général pour coordonner et assurer l’exécution des tâches du Comité Central, du Bureau Politique et gérer la caisse centrale du Parti.

Article 9 : La Conférence des cadres est une instance qui se réunit entre deux congrès. Elle est convoquée par le Comité Central. Elle comprend les membres du Comité Central et les responsables des organisations de base. Elle est consultative.

Article 10 : Les organisations de base du Parti sont le comité, le sous-comité et les organisations spécialisées.

Article 11 : Le comité est le représentant du Parti dans la localité. Il dirige l'ensemble de l'activité du Parti dans la localité.

 

TITRE IV : DROITS ET DEVOIRS

 

Article 12 : Tout membre du Parti a le droit d’être électeur et éligible, sous réserve des dispositions du règlement intérieur ; d’être protégé et défendu ; d'être aidé dans son éducation communiste.

Article 13 : Tout membre du Parti a le devoir de contribuer activement à la vie du Parti et de respecter ses règles de fonctionnement.

 

TITRE V : LES SANCTIONS

 

Article 14 : La violation des statuts et du règlement intérieur et la trahison du Parti entraînent pour le membre fautif l'une des sanctions suivantes : l'avertissement ; le blâme ; la suspension dans la fonction exercée ; la suspension du Parti ; l'exclusion du Parti

Article 15 : Le membre du Parti qui fait l'objet de sanction à l’exception de l’exclusion du Parti, dispose pour sa défense, du droit de s'adresser aux échelons supérieurs par une procédure régulière selon les dispositions du règlement intérieur.

Toutes les sanctions autres que l'exclusion sont ratifiées par le comité central.

Article 16 : Seul le congrès est compétent pour décider de l'exclusion d'un membre fautif.

 

TITRE VI : LES RESSOURCES DU PARTI

 

Article 17 : Les ressources du Parti proviennent des cotisations de ses membres, des souscriptions, des dons et legs, des activités propres du Parti.

Les taux de cotisation ordinaire sont fixés par le congrès.

 

TITRE VII : DISPOSITIONS FINALES

 

Article 18 : L'emblème du Parti est un drapeau rouge pourpre, avec dans le quart supérieur gauche, un marteau et une machette jaune or croisés et coiffés d'une étoile à cinq branches également jaune or, symbole de l'Internationalisme prolétarien.

L'hymne du Parti Communiste Révolutionnaire de Côte d'Ivoire est l'Internationale.

Article 19 : Le règlement intérieur

Un règlement intérieur complète et précise les modalités d'application des présents statuts

Article 20 : Les présents statuts ne peuvent être modifiés que par le congrès à la majorité qualifiée de 3/4 des voix.

Article 21 : Le parti ne peut être dissout que par un congrès extraordinaire à la majorité de des ¾ des voix. Seul ce congrès dit de « dissolution » est habilité à décider de l’affectation des biens à un tiers.

 

 

REGLEMENT INTERIEUR DU PCRCI

 

 

TITRE I : DISPOSITIONS GENERALES

 

Article 1 : Des objectifs

 

Les présents règlements intérieurs complètent les dispositions statutaires et fixent les divers points ayant trait au fonctionnement interne du parti.

 

Article 2 : Des structures du parti

Les différents organes et instances du parti sont les suivants :

-le congrès

-le comité central

-le Bureau Politique

-le Secrétariat Général

-la conférence des cadres

-les organisations de base

 

TITRE II : DU CONGRES

 

Article 3 : le congrès comprend les délégués des organisations de base et les membres du comité central.

 

Seuls les délégués des organisations de base ont voix délibérative lors du vote du quitus du Comité Central.

 

Tous les membres titulaires du congrès ont voix délibérative lors de tous les votes selon le principe un délégué, une voix

Le congrès ne peut se tenir que s’il réunit au moins la majorité absolue des délégués des organisations de base. Le nombre des délégués au congrès est fixé par le comité central

 

Article 4 : Le Congrès entend, discute et se prononce sur les rapports du Comité central. Le Congrès élit les membres du Comité central.

 

Article 5 : Les rapports préparatoires et l’ordre du jour du congrès doivent parvenir aux structures de base au moins un mois avant la date du congrès ordinaire et à temps opportun pour le congrès extraordinaire.

 

Article 6 : Les travaux du congrès sont dirigés par un bureau de séance élu par le congrès. Celui-ci se compose d’un président, d’un secrétaire et d’un assesseur.

Le président dirige les travaux du congrès, le secrétaire prend les notes et rédige le procès verbal du congrès, l’assesseur assiste le secrétaire dans sa tâche.

 

Article 7 : Le déroulement du congrès est le suivant :

-enregistrement des mandats ;

-élection du bureau de séance ;

-lecture, discussion et adoption des rapports du Comité central ;

-vote du quitus ;

- vote des motions et résolutions et adoption du communiqué final ;

-élection des membres du Comité central.

 

Article 8 : Le comité central fixe le nombre de délégués au congrès en fonction de l’importance des organisations de base.

 

TITRE III : DU COMITE CENTRAL

 

Article 9 : Des attributions

Alinéa 1 : Le Comité Central est l’organe dirigeant entre deux congrès. Il veille à l’exécution des décisions du congrès, convoque le congrès et la conférence des cadres

 

Alinéa 2 : Le Comité Central fixe le nombre des membres du Bureau Politique et du Secrétariat Général.

 

Alinéa 3 : Le Comité Central élit en son sein un Bureau Politique, qui élit également en son sein un Secrétariat Général dirigé par le Secrétaire Général.

 

Alinéa 4 : Le comité central se réunit en session ordinaire une fois par trimestre sur convocation du BP. Il ne peut siéger que s’il réunit au moins les 2/3 des membres qui le composent. Il peut se réunir en session extraordinaire sur l’initiative du BP ou à la demande des 2/3 des membres qui composent le CC.

 

Alinéa 5 : Les décisions du comité central sont prises à la majorité absolue des membres présents.

 

Alinéa 6 : Le comité central est solidairement responsable devant le congrès.

 

Alinéa 7 : Les travaux du comité central donne lieu à un procès verbal confidentiel.

 

Alinéa 8 : En cas de défaillance dûment constatée d'un membre du Comité Central, du Bureau Politique ou du Secrétariat Général, le Comité central peut procéder à son remplacement par l'intégration d'un membre coopté.

 

Article 10 : Des élections

 

Alinéa 1 : Sont éligibles au comité central, les militants dont l’adhésion remonte à deux ans révolus au moins.

 

Alinéa 2 : Le comité central est élu à la majorité absolue des membres composant le congrès au premier tour, et à la majorité simple au deuxième tour ;

 

Alinéa 3 : L’élection se fait à bulletin secret sur liste bloquée

 

Alinéa 4 : Les membres du comité central sont rééligibles.

 

TITRE IV : DU BUREAU POLITIQUE

 

Article 11 : Des attributions

 

Alinéa 1 : Le Bureau Politique est chargé de coordonner et d’assurer la mise en œuvre des décisions du Comité Central entre deux plénums.

 

Alinéa 2 : Le Bureau Politique se réunit en session ordinaire une fois par mois sur convocation du Secrétariat Général. Il ne peut siéger que s’il réunit au moins les 2/3 des membres qui le composent. Il peut se réunir en session extraordinaire à l’initiative du Secrétariat Général ou à la demande des 2/3 des membres qui le composent.

 

Alinéa 3 : Les travaux du Bureau Politique donne lieu à un procès verbal confidentiel.

 

Alinéa 4 : Les décisions du Bureau Politique sont prises à la majorité absolue des membres présents.

 

Article 12 : Des élections

 

Alinéa 1 : L'élection des membres Bureau Politique a lieu à bulletin secret ;

 

Alinéa 2 : Les membres du Bureau Politique sont rééligibles ;

 

Alinéa 3 : Le mandat du Bureau Politique prend fin avec celui du comité central.

 

TITRE V : DU SECRETARIAT GENERAL

 

Article 12 : Des attributions

 

Alinéa 1 : Le Secrétariat Général est chargé de coordonner et d’assurer la mise en œuvre des tâches courantes du Comité Central et du Bureau Politique et de contrôler leur exécution.

 

Alinéa 2 : Le Secrétariat Général se réunit en session ordinaire une fois par semaine sur convocation du Secrétaire Général. Il peut se réunir en session extraordinaire.

 

Alinéa 3 : Les décisions du Secrétariat Général sont prises à la majorité absolue des membres présents.

 

Alinéa 4: Le secrétariat général convoque et dirige les réunions du Comité Central et du Bureau Politique.

 

Article 13 : Des élections

 

Alinéa 1 : L'élection des membres du Secrétariat général a lieu au sein du Bureau politique à bulletin secret;

 

Alinéa 2 : Les membres du Secrétariat général sont rééligibles ;

 

Alinéa 5 : Le mandat du secrétariat général prend fin avec celui du comité central.

 

TITRE VI: DE LA CONFERENCE DES CADRES

 

Article 14 : La conférence des cadres comprend, les membres du comité central, les secrétaires des organisations de base.

 

Article 15 : La Conférence des cadres se réunit entre deux congrès sur convocation du comité central qui la dirige.

 

Article 16 : Elle a un rôle consultatif.

 

TITRE VII : DES ORGANISATIONS DE BASE

 

Article 17 : Les organisations de base ont pour tâches : un meilleur encadrement des militants et une dynamisation des actions du parti dans une localité, dans un secteur d'activité, etc.

 

TITRE VIII : DES RESSOURCES

 

Article 18 : Tout membre du Parti est tenu de payer une cotisation dont le montant est fixé par le congrès.

 

Article 19 : Les ressources du Parti proviennent des cotisations et autres contributions des militants ; elles peuvent provenir également des dons, legs et des activités propres au Parti.

 

TITRE IX : DES SANCTIONS

 

Article 20 : L’appréciation du comportement du militant relève de sa structure de base.

Les absences répétées aux réunions, la non exécution des tâches, ainsi que le non-paiement des cotisations font l’objet d’avertissement avant l’adoption de sanctions plus sévères. La divulgation des secrets du parti, les agissements contraires aux principes et directives du parti et qui mettent en danger la vie du parti sont passibles d'exclusion.

 

Article 21 : L’avertissement, le blâme et la suspension sont prononcés par la structure à laquelle appartient le militant. Ces sanctions sont ratifiées par le Comité central.

 

Article 22 : La sanction d’exclusion est du ressort du congrès. Le comité central présente à cette occasion un rapport au congrès.

 

Article 23 : Toute sanction prise au congrès est sans appel et s’impose à tous les organes ainsi qu’à tous les membres du parti.

 

TITRE X : DES DISPOSITIONS DIVERSES

 

Article 24 : Le présent règlement intérieur ne peut être modifié que par le congrès à la majorité qualifiée de trois quarts (3/4) des voix.

 

 

 

 

PARTI COMMUNISTE REVOLUTIONNAIRE DE COTE D’IVOIRE

TEXTES ADOPTES AU QUATRIEME CONGRES ORDINAIRE DU 1ER SEPTEMBRE 2012

 

 

 

 

Conférence de presse sur le référendum constitutionnel